Jerzy Kawalerowicz (1922-2007) |
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Auteur de plusieurs films mondialement connus, Jerzy Kawalerowicz est un des plus illustres représentants de la célèbre école polonaise de cinéma. Après des études à l'Ecole des Beaux-Arts de Cracovie il sera engagé comme assistant sur le plateau de tournage d'un film, et à partir de ce moment-là il consacrera toute sa vie au cinema. Il réalisera entre autres quelques uns des plus grands classiques du cinema polonais. Aujourd'hui, certains de ces films sont enfin disponiblent en France, dans des versions sous-titrées chez l'éditeur Malavida. Une occasion idéale de découvrir ces perles du cinéma polonais, malheureusement si peu connues en France. |
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Rélisé en 1959 Train de Nuit est un film policier dont l'action se passe presque entièrement dans un train de nuit en
direction d'une station balnéaire au bord de la mer Baltique. Dans ce huis clos étouffant qui dure toute la nuit, des personnalités totalement différentes se
rencontrent et font peu à peu connaissance mais la nouvelle d'un meurtre et la présence supposée de l'assassin à bord
du train vont troubler le voyage et apporter un dénouement inattendu...
Le travail sur le noir & blanc dans ce film est magnifique avec certaines scènes d'une très grande beauté
d'autant plus qu'il s'agit là d'une version entièrement restaurée.
On notera également la présence d'une BO jazzy particulièrement réssieu composée par Andrzej
Trzaskowski, un des plus grands compositeurs de jazz polonais. Pour conclure, Train de Nuit est un grand classique du cinema polonais
malheureusement oublié et méconnu en France.
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Il faudra ensuite attendre 6 ans, pour qu'en 1966 sorte sur les écrans Pharaon, le grand péplum de Kawalerowicz
et aussi certainement un de ses films les plus réussis.
A l'époque, le film avait des allures de véritable super-production avec des scènes tournées en plein air pendant 5 mois en
Ouzbekistan dans des conditions particulièrement difficiles ainsi qu'en Egypte dans la Vallée des Rois. Quant aux scènes tournées en intérieur dans d'antiques palais égyptiens,
la majorité d'entre elles a été tournée en studio, dans des décors entièrement reconstitués... |
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Dans Austeria, sorti en 1982, Kawalerowicz a voulu faire revivre le monde de la communauté juive polonaise
au tout début de la Première Guerre mondiale, peu de temps avant la tragédie de l'Holocauste.
Tout le film est une immense métaphore qui illustre la fin des valeurs traditionnelles qui arrive avec le début du XXème siècle. A ce titre, la toute dernière scène du film qui montre des zaddiks se faire
massacrer par une salve de mitraillette alors qu'ils prenaient leur bain rituel est elle aussi un symbole qui annonce
la fin prochaine des Juifs d'Europe centrale. |
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